En France, la situation semble avoir peu évolué.

  • soit une femme tuée tous les deux jours et demi

  •  soit 675.000 femmes ont été victimes de violences lors des deux dernières années,

  • soit par leur compagnon,

  • soit d’un autre membre de la famille.

Les violences faites aux femmes en France

La France est fortement touchée par les violences faites aux femmes.

Les chiffres sont très alarmants, sur le plan destiné aux victimes ou témoins de violences conjugales tous milieux sociaux confondus.

Notre société reste machiste dans sa façon d’aborder les relations de couple.

Certains hommes se considèrent comme les propriétaires du corps et de l’esprit des femmes. La domination masculine est encore très prégnante, y compris dans les sphères de pouvoir. La société favorise donc la violence à l’égard des femmes, et cela est valable pour toutes les formes de violences, que ce soit le viol, le harcèlement sexuel au travail ou les mariages forcés.

Ce phénomène de violence a longtemps été passé sous silence, aujourd’hui la honte doit changer de camp. Comment peut-on encore observer des femmes détruites physiquement et psychologiquement

Concernant les victimes, un certain nombre de femmes plus âgées (au-dessus de 40 ans) commencent à parler  (victimes de violences) depuis une quinzaine ou une vingtaine d’années et qui n’avaient pas la possibilité de parler avant.

La difficulté est que ce problème soit traité par des professionnels de santé, ils ont un rôle de repérage, d’information à jouer. Beaucoup de femmes n’osent pas en parler lorsqu’elles sont victimes de violence, et le corps médical peut repérer ces situations.

  • Il faudrait que la loi de 2006 relative aux violences conjugales soit bien appliquée automatiquement à l’heure actuelle et qu’une prévention vis à vis des jeunes semble indispensable. C’est à travers eux que nous pourront rétablir de nouvelles relations hommes-femmes.

  • Prendre conscience des effets négatifs des violences conjugales sur les enfants de victimes (sécurité de la femme et de ses enfants).

  • Dispositif de surveillance électronique : le conjoint violent est muni d’un bracelet électronique et la victime se voit dotée d’un boîtier, qui sonne si son agresseur approche de trop près son domicile ou son lieu de travail. Ce même boîtier lui permet d’alerter la police dès qu’elle est menacée.

La violence conjugale est la violence au sein du couple.

C’est un processus évolutif au cours duquel un partenaire exerce, dans le cadre d’une relation privilégiée, une domination qui s’exprime par des agressions physiques, psychologiques, sexuelles, économiques ou spirituelles.« conséquences importantes pour les victimes ainsi que pour leurs enfants. Outre les violences physiques, demeurent les violences morales, privation de libertés » (violences psychologiques, verbales, contraintes économiques, agressions physiques et sexuelles). Elles sont victimes d’hommes immatures, égocentrés ou présentant de graves troubles de la personnalité

Très souvent les femmes n’osent pas dénoncer cette violence de peur de représailles sur les enfants du couple : elles se sentent coupables et responsables de l’échec du couple et de la situation de violence.

Elles ont aussi peur de se retrouver sans ressources, si elles ne sont pas indépendantes financièrement. Tous ces éléments font que cette situation perdure, malgré des prises en charges sociales et des démarches auprès des forces de l’ordre.

Les victimes bénéficient d’un accompagnement spécialisé pour retrouver le respect d’elles-mêmes et à reprendre le pouvoir sur leur vie (écoute téléphonique, un accueil, une aide administrative et sociale, un espace de parole pour les victimes, un hébergement pour femmes)

Mais aussi n’’oublions pas aussi les Violences conjugales envers les hommes

 

Évolutions législatives concernant les violences conjugales en France

  • 1975 : Création du premier foyer Flora-Tristan pour femmes battues à Clichy

  • 1980 : La loi précise que « tout acte de pénétration sexuelle de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte ou surprise, est un viol »

  • 1990 : La Cour de cassation reconnaît le viol entre époux. Les associations qui luttent contre les violences familiales peuvent se porter partie civile 

  • 1991 : La loi définit l’abus d’autorité en matière sexuelle dans les relations de travail. Une écoute téléphonique, Femmes Info Service (01 40 33 80 60), est créée pour assister les victimes de violences conjugales.

  • 1992 : Loi renforçant l’abus d’autorité en matière sexuelle dans les relations de travail (harcèlement sexuel)

  • 1994 : Le Code pénal reconnaît comme circonstances aggravantes les violences commises par un conjoint ou un concubin et renforce la peine de réclusion criminelle pour viol.

  • 2002 : La loi sur la présomption d’innocence renforce les droits des victimes de violences.

 

  • 2006 : La loi renforçant la prévention et la répression des violences au sein du couple ou commises contre les mineurs est adoptée par le Parlement français. Elle introduit une aggravation des peines encourues « pour un crime ou un délit lorsque l’infraction est commise par le conjoint, le concubin ou le partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité » mais également « lorsque les faits sont commis par l’ancien conjoint, l’ancien concubin ou l’ancien partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité. Dès lors que l’infraction est commise en raison des relations ayant existé entre l’auteur des faits et la victime ». (Art. 132-80 du Code pénal). La loi modifie également d’autres articles du Code Pénal pour faire reconnaitre les violences au sein de toutes les formes de conjugalité (concubinage, PACS et mariage)

  • 2007 : loi relative à la prévention de la délinquance qui crée dans les violences volontaires et les agressions sexuelles une circonstance aggravante liée à l’emprise alcoolique ou de stupéfiants.

 

  • 2010 : les violences faites aux femmes deviennent la priorité affichée par la politique sociale nationale, la violence psychologique est reconnue dans la législation.

  • 2011 : la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique est adoptée et la France l’a signée.

 

  

Justice où es tu? Arrête de fermer les yeux !!!!!!

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