Être reconnue travailleur handicapé,Â

c’est le parcours du combattant que se soit  professionnelle, familiale ou privée

C’est difficile à vivre le fait que l’entourage  ne se rend pas compte à quel point ce handicap qui,

à première vue ne se perçoit pas, est très invalidant et fait beaucoup souffrir

Par conséquent, ouvrons les yeux (et le cœur) vers ces personnes qui sont victimes de maladie, ou de handicap invisible ou pas,

et qui réclament haut et fort, leurs droits, comme celui de « réintégrer la vie sociale, la vie que mène toute personne ».

Lorsque vous croisez une personne « Ã  mobilité réduite » son handicap saute aux yeux

 De même si c’est un aveugle ou si c’est un muet

ou  alors quand vous avez à faire à un sourd …
Si certains auront alors du respect,

d’autres hélas feront des réflexions humiliantes.

Mais il y aura une réactionblablabla.gifCombien de fois vous êtes-vous moqué  ?

 Oui je sais c’est fatigant, énervant mais il faut tenir le rythme pour ne rien laisser paraître.

 On tire sur la corde, on tire encore et à un moment donné, on n’en peut plus.

 Il faut un peu penser à soi, apprendre à dire non, se poser des limites

« J’ai atteint mes limites, je ne peux pas aller au-delà, vous le prenez comme vous voulez ».

Mais la limite physique me rappelle à l’ordre.Â

C’est très difficile.  C’est vrai que l’entourage professionnel, familial ne comprend pas ça et c’est un renvoi très négatif

Quand le physique ne suit plus, mais ce n’est pas pour autant que je me suis laissé abattre

J’ai rencontré beaucoup de personnes qui m’ont parlé de leur souffrance invisible,

 enfin que  j’étais bien au milieu d’eux car personne ne jugeait l’autreÂ

C’est vrai que tous ensemble on se disait qu’on aimerait que le corps médical, les proches, l’entourage familial ou professionnel

ne nous prennent pas pour des fous, des simulateurs, pour des gens qui n’ont pas envie de faire ou d’aller travailler.

Les conséquences sont multiples, au niveau socioprofessionnel, familial, relationnel, amical.

Et au bout de quelques semaines, quelques mois les relations deviennent quasi inexistantes

on n’est plus une personne intéressante

On nous dit souvent aux personnes atteintes d’une maladie invisible :

  « Oh mais t’as rien, t’as l’air en forme ! » ou bien « C’est que dans ta tête tout ça… »  

Je sais ce que j’ai, mais je n’en parle pas aux autres Si personne n’aborde le sujet, j’essaie d’éviter parce que je ne veux pas qu’ils me plaignentÂ

Mais n’oublions pas que ce n’est qu’un tout petit échantillon à des très nombreux handicaps existants.

Trop de maladies, de dysfonctionnements peuvent gêner notre quotidien.

Qu’ils se voient ou pas, gardons à l’esprit que les apparences sont souvent trompeuses,

et tâchons de ne pas porter de jugement sur autrui !

Lorsque le handicap est visible, sans dramatiser, c’est surtout craindre encore plus la réaction de l’autre,

à qui on laisse croire un temps, par pudeur oupar gêne, que nous sommes tous pareils

Reconnu travailleur handicapé, rien ne se remarque pourtant

il y a fort à parier que toutes les personnes dont le handicap est prétendument « invisible »

n’ont pas le sentiment d’avoir la vie plus facile La reconnaissance travailleur handicapé, la reconversion professionnelle,

il faut tout essayer pour garder un travail ou à apprendre unautre métier avec nos acquis antérieurs

Il faut savoir dire les choses sans faire peur à l’autre.

Il faut savoir dire ce  qu’ elles impliquent…

Mesurer sa pudeur. On n’a pas toujours envie d’énoncer les détails, de dire ce qu’est la maladie, ce qu’elle représente pour nous,

en quoi elle nous a changé et a changé notre quotidien.

 Et même lorsque ça ne va pas, on ne peut pas porter l’inquiétude

de nos proches en plus de notre propre fardeau…

 Quoi de plus dur, lorsque l’on s’applique déjà à serrer les dents et à combattre ce qui nous ronge,

que de devoir, de surcroît, rassurer notre entourage et prétendre que ce n’est pas si grave

 Handicap ne veut pas dire inactivité, repli sur soi,

 mais au contraire nouvelle façon de vivre et rester positif malgré tout.

Peu importe l’origine de ces douleurs vous devriez tout de suite  apprendre à vivre au quotidien avec votre  souffrance, puisqu’elle sera là, vous accompagnant à chacun de vos pas, pour le restant de vos jours.

Il est impourtant effectivement  d’apprendre à mieux vivre, au jour le jour,

avec votre souffrance, vivre heureux malgré vos douleurs.

Il est primordial, pour vivre le plus sainement possible, malgré votre souffrance physique,

de ne pas vous arrêter de vivre et d’accomplir les choses qui vous sont encore possibles, parfois simplement d’adapter votre façon de faire

ou de soustraire certaines activités à vos habitudes de vie, les remplaçant par d’autres

Etre bien entouré de gens qui sauront comprendre votre situation

et de  respecter votre condition physique et vos limitations.

Malgré l’usure du temps et je me réjouis de tous les événements positifs que j’ai accumulés tout au long de ma vie de façon à pouvoir profiter de ses souvenirs au futur. 

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Apprendre à mieux connaître sa pathologie et à acquérir les « bons réflexes »
pour éviter les complications. Bref, à tenter de « mieux vivre » avec la maladie »

 

Vivre avec une douleur vive et lancinante qui se réveille à chacun des mouvements de son propre corps
c’est tout simplement horrible.  À force de toujours répéter le même refrain, de toujours chanter la même chanson, nos proches finissent par se lasser

 Ma posture en dit long aussi sur mon état véritable. Quand mon corps se cambre, que le dos rondi,

que je courbe vers un côté où l’autre, c’est un signe que mon dos me fait souffrir. Souvent, ces signes là sont accompagnés de cris brefs

quand je fais un mouvement que mon corps rejette.

Ce sont de petits cris brefs mais strident que je ne peux m’empêcher mon corps d’exprimer son mécontentement.

Quand cela arrive, c’est une indication qu’une crise de douleur aiguë approche et que mon corps me dit de m’arrêter pour reposer mes muscles.

Sans m’arrêter complètement de fonctionner, je ralenti mon rythme

et sélectionne ce qu’il est nécessaire de faire en fait de mouvement.

Reprendre le cour de sa vie après n’est pas aussi simple qu’on pourrait se l’imaginer.

Les gens de mon entourage ont changé leurs habitudes. J »ai vécu beaucoup de souffrance à différents niveaux.

Des blessures physiques, émotionnelles, mentales pourtant, il me faut avancer.

Pieds

Un peu, un petit pas à la fois, lentement mais sûrement Il est difficile de prévoir à l’avance à quel point ma souffrance sera vive ou pas,

c’est très difficile pour mes proches de mesurer ma douleur. En fin de compte,  ce qui est essentiel, c’est de profiter du moment présent,

de croire que tout peut être possible et réalisable, car oui, vos rêves peuvent se réaliser si vous y croyez.

a vie, c’est d’écouter son cÅ“ur, de vivre ses passions, de faire ce qu’on aime, d’aimer ceux qui nous aiment et vivre sans limite,

en mordant dans la vie à pleine dent et d’aller au bout de soi-même. On ne sait jamais quand ni comment sa propre vie pourrait subitement changer.

Mon handicap invisible ne m’accorde aucune trêve, quelque fois un court répit qui dure juste assez longtemps

pour que je pense l’avoir chassée mais çà revient  elle ne cesse de croître en intensitéÂ

Soit c’est moi qui suis de moins en moins capable de la supporter et plus difficile à gérer.

 

J’ai appris la différence entre « réussir dans la vie » et « réussir sa vie
J’ai appris que lorsque je souffre, je n’ai pas à le faire payer aux autres.
J’ai appris que chaque jour, il faut tendre la main à quelqu’un.
J’ai appris que les gens finissent par oublier ce qu’on leur a dit, mais jamais ce qu’on leur a fait.
J’ai appris avec le temps que peu importe ce qui peut arriver aujourd’hui, la vie continue et les choses iront mieux demain.
J’ai appris qu’on peut en dire long sur une personne juste de la façon dont elle réagit devant les réactions de l’entourage

 

 Engager les hostilités avec son propre corpsEt tout faire pour éviter t’entendre

Ces mots qui  blessent encore  Silence, long est le chemin parfoisPour oser se voir sans se mentir et sans fard

Pour en arriver à se dire, voilà comme je suis http://c.universalscraps.com/files/en/roses/rose_012.gifEt puis en sourire, sourire à l’infini

 

 Je te dis que je vais bien,  Parce que tu me vois sourire et rire,

Mais si je te dis que je vais bien, C’est seulement pour essayer

 De m’en convaincre moi même,  si tu me vois rire et sourire,

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